Pointe Percée de rêve

Magali et François Lachaux – 23 juin 2019

Le Fred, c’est notre ami et notre plus ancien équipier. C’est dire sa fidélité vu les têtes de cochon que nous pouvons être avec nos meilleurs amis. Fred est mi chamois mi skieur ! Il n’aime la neige que en spatule quoi que parfois, lorsqu’il a la barbe, il aime bien faire le père noël, et l’enfant, en se roulant dedans.

Cela faisait longtemps qu’il avait envie de découvrir la Pointe Percée qu’il n’a jamais gravi. Ce dimanche nous l’avons emmené découvrir ce sommet à cheval…à cheval sur 3 communes : Sallanches, Le Reposoir et Le Grand Bornand. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’emporte mais bon, pour nous la PP c’est sur Sallanches !

Comment lui faire aimer cette montagne sinon en lui faisant ressentir ses pulsations les plus sauvages. Nous choisissons un enchaînement de 2 itinéraires « couillus » pour terminer par les fameuses cheminées de Sallanches.

Nous partons tôt de Burzier. Le parking est déjà blindé, les monchus sont de sorties. Nous remontons le couloir Nord de la Tête de l’Adroit. Ce passage est tellement austère quand il est sec. Imaginez un peu avec de l’eau qui coule en son centre. On kiffe grave cette mise en jambe ! La montée impressionne Fred et nous sommes heureux ! La sortie du couloir est pleine de fossile. Nous observons deux asters.

L’accession à la seconde partie laisse un peu de répit. Nous parcourons la crête des Saix entre Doran et Mayères, pile poil en face du « Collieu du Fy », cher aux chasseurs de chamois de Sallanches. Fred est comme un enfant à qui on va offrir un beau jouet ! Il a hâte et nous aussi. Nous contournons la Tête de l’Amour, pour ceux qui connaissent pas, ben faut être patient, l’amour arrive toujours…un jour ! Nous redescendons quelques mètres impressionnants coté Mayères pour accéder à une vire superbe et enfin au Collieu du Fy. C’est un couloir herbeux facile mais très raide qui accède à la combe nord des Têtes. Le final est gigantesque. Nous choisissons d’éviter la neige en restant sur la crête nord des Têtes. Grave comme la vue est bonne !

Cette deuxième couche de pente à chamois use un peu Fred. Lui qui ne feint jamais le courage ni la ténacité ne baisse pas les bras. Nous le motivons car nous savons qu’il peut réussir le dernier enchaînement technique jusqu’au sommet. Celui des Cheminée de Sallanches.

Nous passons les belles Arêtes Noires et le Col de Doran et remontons vers le col des verts avant de bifurquer droit à l’arâche comme on aime. L’escalade ne pose aucun problème à notre petit groupe. Nous rassurons Fred sur la redescente par le même itinéraire. Nous passons un névé en taillant quelques marches pour plus de sécurité. L’accès au sommet est moment de joie pour nous trois. Nous sommes fiers de la beauté de la trace et du geste que nous avons nous partagé ! Fred sort trois bières de son sac qu’il refroidit dans la neige ! Nous sommes heureux pour notre ami et trinquons avec joie avec lui.

A la descente, nous croisons Benoit Bordat avec nous avons fait beaucoup de montagne. Nous nous amusons dans le névé de Doran en le redescendant intégralement. Nous rencontrons Didier Kobel et sa femme au Refuge de Doran, les patrons de Haute-Savoie Fromage, qui participent « fromagement » à nos aventures. Comme à notre habitude, nous saluons Roseline la gardienne et son cuisto sympathique.

12.83 km 1841m d+ 7h30

Trace gpx et itinéraire camptocamp

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