Un puissant désir d’aventure

Face sud-est de la Tête de l’Adroit, Sallanches

Nous sommes devenus incapables de planifier un véritable entraînement sportif. Nous n’arrivons plus à nous dire que nous nous entraînons juste pour la compétition. Un puissant désir d’aventure s’est fixé dans nos gènes ! Que la forme physique vienne ou pas, nous sommes simplement heureux là haut !

Ce matin nous avions pourtant enfiler notre « déguisement de traileur », bien décidé à faire une sortie roulante. En effet, il faut bien qu’on « envoie » un peu dans le cadre de notre participation à la prochaine « Pierra Menta d’été » à laquelle nous sommes inscrits (en 2016 nous avions fait 6ème équipe mixte et 66ème sur 218 équipes au scratch). Nous portons donc nos sacs de « trails » pour l’occasion, laissant presque avec tristesse nos amis piolets et micro-crampons. Près du refuge de Mayères, la face sèche de la Tête de l’Adroit nous attire irrésistiblement.

Tels des animaux sauvages en chasse, nous effectuons un changement de direction radical ayant flairé notre proie. Nous bifurquons droit à travers la forêt. Passer sans griffure est impossible. De plus les signes d’un éboulement récent nous font peur ! Des blocs immenses parsèment la forêt. Des arbres sont couchés et d’autres sont entaillés profondément, signes de chocs monstrueux. Nous craignons cet endroit lugubre et choisissons un itinéraire en conséquence, évitant ainsi l’axe de chute. Le combat à travers les branches se termine par l’accès à un pierrier sous les barres rocheuses de la Tête de l’Adroit. Le secteur forme un ensemble communément appelé « les Saix ».

Le cheminement entre les barres rocheuses demande un peu de lecture. Des pierres s’y délogent facilement. Nous surprenons quelques chamois et un gypaète nous surprend à son tour. Les pentes herbeuses raides et lissées par les névés sont impressionnantes. Une glissade ici serait fatale !

Hallux Valgus

En montrant les images des New Balance 1500 V4 de Magali, nous voulons expliqué les raisons pour lesquelles Magali les utilise à contre-emploi dans un terrain si austère et dangereux. Atteinte par un hallux valgus, Magali apprécie particulièrement, la souplesse du mesh des New Balance 1500 V4 conçues pour la route. Ces chaussures épousent parfaitement l’avant pied, et lors du mouvement, elles accompagnent le pied sans aucune contrainte ni pression, contrairement à une chaussure de trail au mesh renforcé et avec pare-pierre ! Il est évident que nous ne conseillerons jamais à une personne où à l’un des membres de notre groupe, ce type de chaussure sur un tel terrain. Nous conseillons plutôt de s’orienter vers les meilleures chaussures du marché pour l’alpirunning, n’en déplaise aux ingénieurs Salomon qui l’ont conçu pour le « fellcross », les SPEED SLAB ! La marque La Sportiva est également bien située dans cette pratique !

Au sommet, sans matériel technique, notre seule possibilité de retour en dehors du demi-tour par le même itinéraire est la descente par une pente à chamois située proche du sentier d’été. La présence de grands névés demande beaucoup de vigilance. Nous sommes soucieux que ceux-ci rompent et nous bousculent vers les barres rocheuses. Nous adaptons donc notre itinéraire pour les éviter au maximum.

Nous découvrons une casse superbe, avec un « marteau » et une « roche fendue ». Nous entendons avec beaucoup d’émotion nos premiers sifflements de marmottes de l’année tandis que les chamois du secteur détallent.

Le temps change, il est de temps de rentrer et puis nous avons faim. Au moment de franchir la boucle, nous sommes hésitants car nous voulions dessiner une belle trace ! Tant pis ce sera un huit pour une fois !

Trace gpx et itinéraire camptocamp

18.33 km depuis la maison, 1255m d+ en 4h29

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