Le Salève, labyrinthe de chemins cachés

Benjamin DUNAND – Alexis ROSSET – François LACHAUX

[François]
Je ne compte plus les fois où je suis venu visiter cette fabuleuse montagne mais il serait faux de dire que je connais bien le Salève. Lorsque je travaillais à Gaillard, le Salève était mon lieu d’entraînement favori. J’ai imaginé ce parcours en recollant les morceaux d’un immense puzzle. En effet cet itinéraire emprunte le maximum de gorges et de vires sans jamais recouper la trace. C’est une boucle !

Le Salève est très connu des genevois mais n’intéresse pas vraiment les hauts savoyards. A tort ! Je suis toujours étonné lorsque je discute avec des guides ou collègues montagnards du faible intérêt qu’ils éprouvent pour cette montagne. Une pauvre montagne que l’on contourne en voiture sur l’autoroute ! C’est vrai qu’on ne voit qu’une forêt dominée par des alpages d’un coté et une petite face entachée par une carrière horrible de l’autre.

Et pourtant, découvrir le Salève est brutal et sans concession. Celui qu’on se croit disparaît pour laisser place à celui qu’on est ! Personne ne peut dire que le Salève n’est ni impressionnant, ni vertigineux, ni dangereux, ni beau !

Il regorge de secrets. 800 voies d’escalades sillonnent la face ouest. C’est le berceau de la « varappe » comme aiment à le rappeler les Suisses. Il y a également de nombreuses grottes et gouffres qui font le bonheur des spéléologues. Sans parler du parapente, du VTT et des aspects historiques avec son train qui venait jusqu’au sommet. Parcourir les alpages avec un panorama à 360 et vue sur le Mont Blanc fait toujours la joie des promeneurs.

C’est aussi le seul massif montagneux français où l’on peut atteindre des difficultés techniques incroyables en quelques minutes. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le PGHM l’a classé second massif montagneux le plus dangereux après celui du Mont Blanc. Beaucoup se perdent dans ce labyrinthe de sentier cachés bien que les affichages de mise en garde soient nombreux.

D’une longueur de 19 km pour 2300m d+. Notre sortie est plus difficile que les autres versions. La chaleur et le manque d’eau augmentent la difficulté. Le sens de l’itinéraire change également. Nous sommes heureux de réemprunter après 2 ans d’absence la fameuse vire du canapé qui a bien failli disparaître après l’agrandissement de la carrière. La rapidité avec laquelle nous prenons un bain de foule dès que nous sortons d’un sentier caché est saisissante.

Merci à mes deux équipiers du jour, mon ami Benjamin Dunand et le plus jeune membre de Passy Alpirunning, Alexis Rosset 20 ans. Benjamin n’en était pas à sa première petite trotte du salève mais Alexis oui. Je sais qu’il a en a pris plein les yeux !

Itinéraire C2C

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